CAN Cameroun 2016, COUP FRANC (Acte I): Le bilan sous un autre prisme… et retour à nos problèmes de légitimité :: CAMEROON

CAN Cameroun 2016, COUP FRANC (Acte I): Le bilan sous un autre prisme… et retour à nos problèmes de légitimité

can,cameroun,2016,coup,franc,acte,bilan,sous,autre,prisme,retour,nos,problemes,legitimite,cameroon,CAN Cameroun 2016, COUP FRANC (Acte I): Le bilan sous un autre prisme… et retour à nos problèmes de légitimité :: CAMEROONFinie la CAN féminine organisée chez nous, mais non remportée par nos vaillantes et héroïques Lionnes qui ont tout donné, sauf ce qu’il fallait pour brandir le trophée. La grande expérience de l'équipe nigériane a prévalu tout au long de la compétition, au fil des matches, pour une victoire finale méritée.

Le contraire aurait d’ailleurs été perçu, n’en déplaise aux fans et aux patriotes de circonstance, comme une injustice. En effet, comment un football féminin camerounais sans moyens, sans consistance, sans championnat de référence, bref sans considération aucune des patrons du football national, pouvait-il prétendre trôner sur le toit du continent, sous le fallacieux prétexte des dirigeants de notre pays, que nos Lionnes avaient  déjà atteint sans succès plusieurs finales, remporté le tournoi féminin des Jeux de Maputo, et s’étaient offertes crânement un huitième de finale en Coupe du monde au Canada.

A l’opposé, chez nos voisins du Nigeria, le championnat national est depuis longtemps professionnel, les compétitions des catégories inférieures existent, lesquelles se retrouvent chaque fois qualifiées dans les coupes du monde U17 et U20. Il est donc tout à fait logique et juste que le Nigeria au féminin dicte sa loi au football féminin du continent, nonobstant le fait que la balle soit ronde pour tout le monde.

Une  leçon à retenir : en finale d’une compétition majeure, la volonté de vaincre, la détermination et même le 12e joueur ne suffisent pas toujours pour enlever le titre. Nos Lions de 1982 au mondial d’Espagne, de 1984 à la CAN ivoirienne, de 1988 à la CAN marocaine, de 2000 à la finale de Lagos et aux Jeux Olympiques de Sydney, et de 2002 à la CAN malienne ont fait mieux. Des trophées et des médailles remportés, tous à l’extérieur.

Nous étions là dans un bref aperçu du volet sportif. Faisons une incursion dans celui de l’organisation.

Avant, pendant et même au palais d’Etoudi, après cette compétition continentale de la Confédération Africaine de Football (CAF), le constat est là, cinglant, la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) n’a servi que de faire valoir et de figurante dans un ballet en mondovision, totalement mis en scène et joué par le Ministère des Sports et de l’Education Physique. En clair, par le Ministre des sports et les siens.

Traîné comme un boulet dans les délégations des visites des chantiers, M. Tombi à Roko n’a eu droit à aucune faveur aux premières loges, tant dans la suite du Ministre des Sports et de l’Education Physique que de celle du Premier Ministre. Certes, la CAF ne traite qu’avec les fédérations, mais à cette CAF, l’on sait qu’en Afrique, c’est le gouvernement qui actionne tout, et l’on n’a nullement été surpris de voir le Ministre des Sports répondre himself aux discours des représentants de la CAF, lors des visites d’inspection.

Avant le coup d’envoi, c’est laborieusement que la mascotte LILI et l’hymne très critiqués, ont vu le jour, que quelques affiches ont été placardées çà et là seulement à Yaoundé, Douala et Limbe, et que la campagne globale de communication a été sauvée par les médias. Arrêt sur image : ces vieux bus peints aux couleurs des pays qualifiés, et dont le scandale a fait rejeter la paternité sur d’autres intervenants indirects.

Pendant la compétition, omnibulés par les victoires successives des Lionnes et la ferveur populaire du stade Ahmadou Ahidjo, le Comité local d’organisation a « zappé » plusieurs points du cahier de charges, pourtant imposés par la CAF : les journalistes en ont été victimes les premiers jours à Yaoundé, et presque jusqu’à la fin à Limbe. Je vous épargne du reste, malicieusement camouflé par les victoires successives des Lionnes.

Si le côté populaire de cette CAN a été réel à Yaoundé, les entrées ayant été sur invitations gratuites, à Limbe, c’est à 50% le jour du premier match, puis decrescendo le reste du temps. Le super plein du stade omnisports de Limbe lors du match Cameroun-Afrique du Sud quelques mois plus tôt, a sans aucun doute faussé les prévisions. Pourtant, le stade à moitié vide quelques jours avant la CAN, lors du match Cameroun-Gambie, était déjà un signe annonciateur de ce qui allait suivre. Une désaffection d’un public pourtant acquis à la cause des Lionnes. Malheureusement, chez nous, gouverner n’est pas prévoir. Le seul point positif, plus au crédit de l'Association des Journalistes Sportifs du Cameroun (AJSC), que du Comité local d'organisation, l’affluence des journalistes dans les stades, pour couvrir la CAN de manière professionnelle.

  • Hits : [ 2867 ] 17 Dec 2016 00:46:00

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